Taxi 5, la critique

Publié le 11 avril 2018

La saga est de retour avec un nouveau tandem, Franck Gastambide et Malik Bentalha.

Nouveau départ pour la saga Taxi. Exit Frédéric Diefenthal et Samy Naceri, place à un nouveau duo, Franck Gastambide et Malik Bentalha.

Si on ne doutera pas de la sincérité de la démarche du binôme à la tête de cette suite, on demeure en revanche plus réservé sur la qualité artistique de l’ensemble.

Sans pour autant regarder dans le rétro, la seule question valable à se poser reste à savoir si le tandem égale ou surpasse l’original.

La réponse est clairement non. Tout n’est pas à jeter dans ce Taxi nouvelle mouture, à commencer par la sympathie que dégage le réalisateur-acteur. Idem en ce qui concerne la galerie de personnages secondaires très réussis.  Des "tronches" comme les affectionne Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro (Délicatessen, La Cité des enfants perdus)

Pour autant on reste sur notre faim. On ne retrouve pas le charme du duo Diefenthal-Naceri qui faisait tout le sel des précédents opus. Encore moins la gouaille et la roublardise du héros, cette sorte d’irrévérence délectable face aux forces de l’ordre ("Photo, photo, photo") et aux méchants ("Alors les bavaroises, on roule toujours en tracteur ?").

Pour dire les choses très clairement, ce Taxi n’a plus grand-chose à voir avec l’original.

Même la présence de Bernard Farcy et Edouard Moutoute ne permet pas à l’ensemble de retrouver tout le charme d’antan. Les personnages ne sont pas attachants.

Taxi 5 comporte pourtant de belles scènes d’action, quelques vannes drolatiques. On sourit plus qu’on n’éclate de rire. Pas plus qu’on ne croit à la crédibilité de ce nouveau tandem improbable, tout comme aux "méchants" qui n’ont absolument rien d’effrayant.

L’ensemble se regarde sans déplaisir, mais ne laisse pas de souvenir impérissable. Si on louera la sincérité de la démarche de Franck Gastambide, on restera plus réservé sur la réussite de cette "relève" bancale, qui n’hésite pas à renier son passé ("De toute façon elle a fait son temps"). Dommageable. Ce n’est pas en faisant table rase du passé que l’on se crée une identité propre.

Taxi et Taxi 2, sortis en 1998 et 2000, prennent avec l’âge une couleur nostalgique. On pourra les regarder encore avec le même plaisir. Pas sûr qu’on puisse en dire autant de ce Taxi 5 !

Hervé Troccaz

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